Réponse courte : les emails Shopify arrivent en spam pour l'une de ces six raisons : vos emails ne sont pas prouvés comme venant de votre propre domaine, vous envoyez depuis l'adresse partagée de votre plateforme plutôt que la vôtre, il n'y a pas de désabonnement qui fonctionne, votre liste est pleine d'adresses mortes ou silencieuses, vos emails sont une grande image avec peu de texte, ou vous avez dépassé la barre des 5 000 envois par jour à partir de laquelle Google et Microsoft appliquent des règles plus strictes. La plupart des boutiques en cumulent deux ou trois. Les deux premières sont des réglages dans votre plateforme, pas une refonte, et un seul changement corrige les deux. Chaque règle ci-dessous renvoie à sa page officielle, vérifiée le 22 octobre 2026.
En résumé
- « via » à côté de votre nom de marque dans Gmail → causes 1 et 2 (domaine non prouvé, adresse partagée) → envoyez depuis votre propre domaine : un réglage dans votre plateforme, comptez 48 heures.
- Pas de lien de désabonnement en bas de l'email → cause 3 → remettez le bloc de désabonnement dans chaque modèle.
- Arrivé en spam, mais pas de « via » et le lien est là → en général cause 4 (adresses mortes et silencieuses) → double confirmation à l'inscription, arrêt des envois aux silencieux.
- L'email est une seule grande image → cause 5 → du vrai texte pour le titre, l'offre et le bouton.
- Vous approchez des 5 000 envois par jour → cause 6, les règles des gros expéditeurs → réglez les causes 1 à 3 maintenant ; c'est exactement ce que ces règles demandent.
Les six causes, dans l'ordre où nous les trouvons
Ce que nous avons vu dans 15 boutiques
Le 22 octobre 2026, nous avons examiné les emails de bienvenue de 15 boutiques de soins de la peau au Royaume-Uni. Seules 8 sur 15 (un peu plus de la moitié) prouvaient qu'au moins un de leurs emails venait de leur propre domaine, un tiers n'avait pas de désabonnement en un clic, et 2 emails de confirmation d'inscription sont arrivés directement en spam. Des boutiques sérieuses, avec de vrais clients ; les problèmes étaient dans des réglages que personne n'avait regardés. Ces chiffres viennent de boutiques britanniques : nous n'avons pas encore l'équivalent pour les boutiques francophones, et nous n'inventerons pas de statistiques. Les règles des messageries, elles, sont les mêmes partout.
1. Vos emails ne sont pas prouvés comme venant de vous
Les messageries vérifient qu'un email signé votreboutique.fr a bien été envoyé avec votre accord. Le nom technique est l'authentification du domaine (les enregistrements s'appellent SPF, DKIM et DMARC) ; pour vous, c'est simple : avec elle, Gmail, Outlook et Orange font confiance à votre nom ; sans elle, ils devinent.
Google écrit que les messages non authentifiés « peuvent être marqués comme spam ou rejetés » (Consignes Gmail pour les expéditeurs, vérifié le 22 oct. 2026). Yahoo demande la même chose à tous les expéditeurs (Yahoo Sender Hub, vérifié le 22 oct. 2026). En France, Orange (y compris les adresses Wanadoo) exige la même authentification et prévient qu'un email non signé peut être refusé (Orange Postmaster, page en anglais mise à jour le 1er sept. 2026, vérifiée le 22 oct. 2026).
Le signe : Shopify est très direct. Sans authentification du domaine, votre adresse d'expéditeur est réécrite en quelque chose comme store+123@shopifyemail.com, une adresse qui n'est pas la vôtre (Shopify : affichage de l'adresse d'envoi de votre boutique, vérifié le 22 oct. 2026). Si vos clients voient cette adresse, c'est vous.
Le premier geste : activez l'authentification du domaine dans Shopify, ou un domaine d'envoi à votre nom dans Klaviyo. Votre plateforme vous guide pas à pas et vous dit de compter jusqu'à 48 heures (Klaviyo : configurer un domaine d'envoi dédié, vérifié le 22 oct. 2026). C'est un réglage que l'on fait une seule fois, et il est réversible.
En bref : si vos clients voient une adresse qui n'est pas la vôtre, activez l'authentification du domaine dans votre plateforme et laissez-lui deux jours.
2. Vous envoyez depuis une adresse partagée au lieu de la vôtre
Toute plateforme email vous fait démarrer sur un domaine partagé qui lui appartient. Klaviyo explique que, par défaut, vous envoyez depuis un domaine Klaviyo partagé, que Gmail affiche alors « via klaviyomail.com » à côté de votre nom, et qu'avec votre propre domaine « vous êtes le seul à envoyer depuis votre domaine et donc à influencer votre réputation » (Klaviyo : domaine d'envoi dédié ou partagé, vérifié le 22 oct. 2026). Google confirme que la mention « via » apparaît quand l'email a été envoyé par un autre domaine que celui de votre adresse d'expéditeur (Gmail : informations supplémentaires à côté du nom de l'expéditeur, vérifié le 22 oct. 2026).
Votre réputation est donc partagée avec des inconnus : leur mauvaise journée devient la vôtre. Klaviyo recommande un domaine d'envoi à votre nom dès 5 000 profils (Klaviyo : référence délivrabilité, mise à jour le 18 févr. 2026, vérifiée le 22 oct. 2026). Ce départ sur une adresse partagée vaut pour toutes les plateformes.
Le signe : « via » à côté de votre nom de marque dans Gmail. Le premier geste : le même réglage que pour la cause 1. Un seul changement corrige les deux.
En bref : « via » veut dire adresse partagée ; votre propre domaine d'envoi fait disparaître la mention et règle la cause 1 en même temps.
3. Pas de désabonnement en un clic, ou pas de désabonnement du tout
Le lien de désabonnement vous protège : un abonné qui ne le trouve pas clique sur « Signaler comme spam », et chaque signalement compte contre vous. Pour les gros expéditeurs, Google demande que « les messages marketing et les messages envoyés aux abonnés doivent permettre de se désabonner en un clic », avec en plus un lien bien visible dans le corps de l'email ; sa FAQ demande de traiter la demande sous deux jours (Consignes Gmail pour les expéditeurs · FAQ Gmail pour les expéditeurs, vérifiée le 22 oct. 2026). Yahoo exige la même chose (Yahoo Sender Hub, vérifié le 22 oct. 2026), et Orange demande aussi le désabonnement en un clic dans ses consignes aux expéditeurs (Orange Postmaster, vérifié le 22 oct. 2026).
Klaviyo ajoute la partie « un clic » automatiquement (Klaviyo : désabonnements, mis à jour le 18 mars 2026, vérifié le 22 oct. 2026) ; votre seul travail est le lien visible : ne supprimez jamais le bloc de désabonnement d'un modèle. Un tiers des boutiques vérifiées n'avait pas de désabonnement en un clic, signe d'un modèle fait maison ou d'un autre outil d'envoi.
Le signe : pas de lien de désabonnement en bas de votre propre email de bienvenue. Le premier geste : remettez le bloc de désabonnement dans chaque modèle.
En bref : gardez le lien de désabonnement dans chaque email ; un clic dessus vous coûte bien moins cher qu'un signalement spam.
4. Des adresses mortes et silencieuses dans votre liste
Un rebond est un email qui n'a pas pu être remis. Klaviyo écrit qu'un taux de rebond élevé « signale aux messageries que l'expéditeur ne nettoie pas régulièrement sa liste », et fixe des objectifs de moins de 1 % de rebonds et de moins de 0,01 % de signalements spam (Klaviyo : référence délivrabilité, vérifiée le 22 oct. 2026). Shopify dit la même chose : n'envoyez qu'aux inscrits qui réagissent encore, et retirez les adresses en rebond (Shopify : construire et maintenir votre délivrabilité email, vérifié le 22 oct. 2026). Orange dit la même chose : inscription confirmée, jamais de listes achetées, adresses invalides retirées ; à 0,6 % de signalements spam ou plus, des mesures de protection peuvent se déclencher, et Orange annonce viser 0,3 % (Orange Postmaster, vérifié le 22 oct. 2026).
Le signe : une liste qui grossit pendant que les ventes par email baissent. Le premier geste : double confirmation à l'inscription, arrêt des envois à ceux qui n'ouvrent plus rien depuis des mois, jamais d'adresses achetées.
En bref : une liste qui grossit pendant que les ventes baissent a besoin d'un nettoyage, pas de plus d'envois.
5. Emails tout en image et signaux suspects
Shopify cite « une seule grande image avec peu de texte », les objets trompeurs, le texte tout en majuscules et la ponctuation excessive parmi ce qui peut déclencher les filtres anti-spam (Shopify : page délivrabilité, vérifié le 22 oct. 2026). Klaviyo ajoute que les filtres « se méfient aussi des emails composés surtout d'images ». Google ajoute : pas de contenu caché, pas de « Re: » hors réponse, et un nom d'expéditeur qui est votre marque, rien d'autre (Consignes Gmail pour les expéditeurs).
Le signe : votre dernière campagne était une grande image avec les mots dedans. Le premier geste : du vrai texte pour le titre, l'offre et le bouton ; les images en soutien. Le contenu est rarement tout le problème, d'où sa cinquième place.
En bref : le texte d'abord, les images ensuite ; le contenu seul est rarement la raison pour laquelle vous êtes en spam.
6. Les règles des gros expéditeurs (5 000 par jour)
La cause la plus recherchée, et la plus mal comprise. Google vise « les expéditeurs qui envoient plus de 5 000 messages par jour à des comptes Gmail », et une fois dedans, vous y restez. Ils doivent avoir l'authentification complète de la cause 1, le désabonnement en un clic, et suivre la consigne « Maintenez les taux de spam […] en dessous de 0,3 % » (Consignes Gmail pour les expéditeurs · FAQ Gmail pour les expéditeurs, vérifié le 22 oct. 2026). Microsoft fait de même pour Outlook.com depuis mai 2025 : les emails non conformes vont dans les indésirables, puis sont refusés (Règles du postmaster Microsoft, vérifié le 22 oct. 2026). Yahoo publie les mêmes règles sans chiffre (Yahoo Sender Hub, vérifié le 22 oct. 2026).
Sous 5 000 emails par jour, ces règles supplémentaires ne s'appliquent pas encore à vous, et personne ne devrait vous dire que vous « enfreignez les règles de Google ». Respectez-les quand même : Klaviyo rappelle que tout votre trafic compte dans les 5 000, y compris les confirmations de commande (Klaviyo : domaine d'envoi dédié ou partagé, vérifié le 22 oct. 2026). Un bon week-end de soldes peut vous faire franchir une ligne dont on ne revient pas. Cela ne coûte rien et prend une après-midi.
Le signe : un week-end chargé, puis des résultats Gmail et Outlook qui chutent et ne remontent pas. Le premier geste : les causes 1 à 3 corrigées avant d'en arriver là.
En bref : sous 5 000 par jour, les règles supplémentaires ne s'appliquent pas encore, mais les respecter maintenant ne coûte rien et vous protège pour plus tard.
Le test de deux minutes, à la portée de tous
Inscrivez-vous à votre propre liste avec une adresse Gmail personnelle (pas une adresse professionnelle) depuis la fenêtre ou le formulaire de votre boutique, puis ouvrez l'email de bienvenue et répondez à trois questions. Si vos clients sont surtout chez Orange ou Outlook, refaites le test avec une adresse de ce fournisseur : les spams Gmail, les spams Outlook et les spams Orange se vérifient de la même façon ; seule la mention « via » est propre à Gmail, le dossier d'arrivée et le lien de désabonnement se vérifient partout.
1. Dans quel dossier est-il arrivé ?
Boîte principale : bien. Promotions : normal. Spam : au moins une des six causes est la vôtre.
2. Y a-t-il un « via » à côté de votre nom de marque ?
Oui veut dire causes 1 et 2.
3. Y a-t-il un lien de désabonnement en bas ?
Non veut dire cause 3.
Un test rapide s'arrête là. Les causes 4 à 6 vivent dans vos chiffres, pas dans un seul email : c'est à cela que sert un audit.
Quoi corriger en premier
1. Envoyer depuis votre propre domaine
Causes 1 et 2 ensemble. Un réglage dans votre plateforme, le plus grand effet, et réversible.
2. Remettre le désabonnement
Cause 3 : un lien visible dans chaque modèle.
3. Nettoyer la liste
Cause 4 : double confirmation activée, arrêt des envois aux silencieux, retrait des rebonds.
4. Ensuite seulement, le contenu
Cause 5 : le texte d'abord, les images ensuite.
Les corrections de configuration se voient en quelques heures à deux jours. Une réputation abîmée demande quelques semaines d'envois soignés à des abonnés actifs ; il n'y a pas de raccourci.
Quand demander de l'aide
Une seule question ratée
Corrigez-la vous-même avec les liens ci-dessus.
Deux ou trois questions ratées, ou les réglages sont bons et les emails arrivent quand même en spam
La cause est alors en général la réputation, qui demande un plan et non un réglage. Nous proposons une vérification gratuite de vos emails : envoyez-nous l'adresse de votre boutique et nous répondons, en français, avec les trois corrections qui comptent le plus, sans engagement. Nous travaillons depuis Londres, à distance, avec des boutiques francophones, où qu'elles soient dans le monde.
Questions fréquentes
Les règles des 5 000 emails par jour s'appliquent-elles à ma petite boutique Shopify ?
Les règles strictes de Google et de Microsoft pour les gros expéditeurs commencent autour de 5 000 emails par jour vers leurs messageries personnelles. En dessous, il vous faut quand même la base : des emails prouvés comme venant de votre domaine, et très peu de personnes qui vous signalent comme spam. Shopify Email et Klaviyo vous poussent de toute façon vers votre propre domaine vérifié, donc une petite boutique a intérêt à le faire maintenant plutôt que d'attendre de grossir.
Pourquoi mon email affiche « via » le nom d'une autre société dans Gmail ?
Gmail affiche « via » quand l'email a été envoyé et signé par le domaine partagé de votre plateforme email, et non par le vôtre. Activez votre propre domaine d'envoi dans votre plateforme et la mention « via » disparaît.
Comment savoir quelle cause est la mienne ?
Inscrivez-vous à votre propre liste avec une adresse Gmail personnelle et regardez l'email de bienvenue. S'il arrive en spam, si votre nom affiche « via » une autre société, ou s'il n'y a pas de lien de désabonnement, vous avez au moins une des six causes. Pour le tableau complet, envoyez-nous l'adresse de votre boutique : nous faisons les vérifications pour vous, gratuitement.
Mes emails arrivent dans les spams Orange : est-ce différent de Gmail ?
Le principe est le même. Orange publie ses propres consignes aux expéditeurs : des emails prouvés comme venant de votre domaine, une liste construite avec l'accord des gens, un désabonnement en un clic, et un taux de signalements spam bas. Si vos emails arrivent dans les spams Orange, les six causes de ce guide sont les premières à vérifier, dans le même ordre.
Combien de temps faut-il pour que mes emails Shopify n'arrivent plus en spam ?
Les changements de configuration agissent en quelques heures ; votre plateforme vous dira de compter jusqu'à 48 heures. Une réputation d'expéditeur abîmée prend plus de temps : les messageries vous jugent sur la façon dont les gens réagissent à vos emails pendant des semaines. Après la correction, il faut donc quelques semaines d'envois soignés à des abonnés actifs avant que les résultats se stabilisent.